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Une table concertée sur l’exploitation gazifière pétrolière et minière

publié le 16 févr. 2012 08:51 par Francis Côté

 Le 25 janvier dernier, l’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche organisait une table de concertation élargie au Centre de formation professionnelle en foresterie de l’Est-du-Québec à Causapscal. Lors de cette journée, les secteurs faunique, agricole, municipal et environnement se sont concertés et ont assisté à diverses présentations sur le gaz de shale et l’exploitation pétrolière et minière.

 Au terme de cette journée, il a été discuté des risques environnementaux de l’exploitation pétrolière. Dans le bassin versant, et dans la Gaspésie, les connaissances de la nappe phréatique sont inexistantes. Par conséquent, il serait difficile d’évaluer les conséquences de l’exploitation pétrolière sur notre eau souterraine. Depuis le début des années 2000, l’exploration et l’exploitation minière sont à la hausse. En Gaspésie, il y a 10 à 20 projets d’exploration par année. Cependant, aucune exploitation s’y fait, à l’exception des carrières et tourbières. Dans le bassin versant, il y a présentement 5 claims miniers, toutefois les claims d’exploration pour des activités gazières et pétrolières couvrent la superficie du bassin.  Selon nos conférenciers invités, la révision de la loi 14 couvre seulement les activités minières et plusieurs manques resteront irrésolus si déposé sans modification, citons par exemple le droit d’exproprier les citoyens.

 Au printemps de cette année, la loi 14 sur les mines demandera la délimitation des périmètres d’exclusion d’activité minière pour chaque municipalité. Ces zones seront en lien avec l’affectation du territoire du schéma d’aménagement des MRC.

 Plusieurs préoccupations demeurent au sein de la population, mais grâce aux différentes conférences qui ont eu lieu durant cette journée, davantage d’information a été présentée et permet une meilleure compréhension de la réalité et des cadres législatifs qui entourent les activités minières, pétrolière et gazière.  Nous remercions nos conférenciers qui ont donné gracieusement de leur temps soit René Lefebvre (INRS), Ugo Lapointe (Pour que le Québec ait meilleure mine!) et Amandine Chapelle (CREGIM).

 Si vous désirez consulter les documents qui ont été partagés lors de la table de concertation élargie, vous pouvez vous rendre dans la section Liens utiles pour les consulter.

Un pas vers l’action sur l’économie d’eau potable : les barils de récupération d’eau de pluie

publié le 16 févr. 2012 08:49 par Francis Côté

Le 25 janvier dernier, l’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche organisait une table de concertation élargie au Centre de formation professionnelle en foresterie de l’Est-du-Québec à Causapscal.  Un des thèmes abordées est notamment la consommation responsable de l’eau potable. Durant cette activité, des représentants des secteurs faunique, agricole, municipal, et environnemental ont pris part à diverses présentations sur l’économie d’eau potable.

 

Dans le cadre du Plan directeur de l’eau du bassin versant Matapédia-Restigouche, l’apport de sédiment aux cours d’eau dans les périmètres urbains longeant la rivière Matapédia est une problématique d’importance.  Pour l’orientation 2.3.2 Réduire l'impact des égouts pluviaux sur les plans d'eau, une des stratégies d’action qui en découle est l’instauration d‘un soutien financier pour fournir des barils de récupération des eaux de pluie à bas prix (action 2.3.2.G) (voir  le Plan d'actions du PDE de l'OBVMR).  Avec les participants, il est convenu de faire parvenir aux municipalités un appel à l’adhésion collective de cette piste d’action et ainsi passer à une phase d’action basée sur la force commune du milieu. D’un même pas, les municipalités doivent faire un plan d’action pour la consommation responsable de l’eau potable avec le MAMROT.

La récupération de l’eau de pluie diminuera d’autant les eaux de ruissellement suite aux pluies abondantes que le coût des traitements des eaux potables et usées. Un tel dispositif peut contenir jusqu’à 200 litres d’eau, ce qui est suffisant pour satisfaire aux taches extérieures. Nos platebandes ne sont pas exigeantes au niveau du traitement de l’eau. Elle ne demande pas de traitement visant à diminuer la dureté ni d’être potable. D'ailleurs, l’eau adoucit peut être nocive à la longue pour vos jardins à cause des sels.  Dans notre région, l’usage des barils de récupération d’eau de pluie n’est pas très fréquent. Cela permettrait pourtant de réduire la quantité d’eau de pluie qui est envoyée vers les égouts, les surplus de pluie et qui, du coup, augmentent l’eau à traiter.

 

Soyons écologiquement responsables et préservons l’eau, ressource inestimable de notre région.

Le milieu agricole se mobilise dans la vallée

publié le 7 févr. 2012 13:42 par Francis Côté

Causapscal, 7 février 2012-  Le 27 janvier dernier, une rencontre collective d’échanges et d’informations a été proposée par l’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche et l’Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent aux producteurs agricoles du bassin versant du sud du lac Matapédia dans le cadre du projet de gestion intégrée de l’eau en milieu agricole. 11 productrices et producteurs agricoles étaient présents à ce rendez-vous.

Cette rencontre a permis aux producteurs agricoles présents et aux différents partenaires d’échanger autour d’un diner offert par l’OBVMR. Nous avons ainsi pu discuter des particularités du territoire du projet, de la transformation des cours d’eau et de leurs habitats au fil des années mais également de l’intérêt d’une approche collective du milieu agricole pour maintenir une bonne qualité de l’eau et des écosystèmes aquatiques. Cette réunion a également été l’occasion d’aborder des notions sur le fonctionnement d’un bassin versant, sur le principe de la gestion intégrée de l’eau ainsi que de présenter les résultats du suivi de la qualité de l’eau qui a été réalisée entre mai et novembre 2011 sur les secteurs agricoles des tributaires du sud du lac Matapédia.

Depuis juillet 2010, les agricultrices et agriculteurs du territoire se mobilisent afin de travailler ensemble sur la diminution des problématiques d’érosion au champ et aux berges ainsi que sur le maintien de bandes riveraines efficaces autour des cours d’eau et des milieux humides. Actuellement, un peu moins d’une vingtaine de fermes participent au projet et plusieurs autres ont témoignées leur intérêt pour y contribuer prochainement. Les fermes concernées par ce projet ne sont pas uniquement celles qui présentent des problématiques d’érosion sur leurs parcelles. Plusieurs productrices et producteurs sont engagés dans ce projet afin de soutenir cette mobilisation collective du milieu agricole pour la conservation du bassin versant du lac Matapédia.

Le projet de gestion intégrée de l’eau par bassin versant du lac Matapédia découle d’un partenariat entre le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et l’Union des producteurs agricoles (UPA).

Nous tenons à remercier le Club agroenvironnemental Action-Sol de la Matapédia ainsi que le bureau du MAPAQ d’Amqui pour leur présence et leur soutien dans la réalisation de cette rencontre.

Si vous avez des questions ou si vous êtes intéressé à participer au projet, vous pouvez contacter Pascaline Maddonini au 418-756-6115 poste 7013 ou bien à l’adresse suivante agroenv@matapediarestigouche.org

Les insectes de nos cours d’eau, mieux connu dans la région

publié le 26 janv. 2012 10:43 par Francis Côté

Causapscal, 16 janvier 2012 -  Le 13 janvier dernier, l’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche offrait un atelier de formation sur l’identification des larves d’insectes aquatiques; de merveilleux indicateurs de la santé des cours d’eau.

Cet atelier avait comme objectif de présenter aux citoyens de la région comment les employés de l’Organisme de bassin versant parviennent à connaitre l’état de santé des cours d’eau et quels insectes y vivent. L’étude des macroinvertébrés benthiques, c’est-à-dire les petits insectes qui vivent au fond des cours d’eau, sont de bons indicateurs de la santé d’un ruisseau ou d’une rivière. Les différentes espèces que l’on y retrouve possèdent chacun une sensibilité à la pollution qui lui est propre. Ainsi, selon les espèces identifiées, il est possible de connaitre l’état de l’habitat aquatique.

C’est grâce aux citoyens que l’Organisme de bassin versant peut analyser plus rapidement les échantillons récoltés à l’été 2011. La récolte des insectes a été faite dans les ruisseaux situés au sud du lac Matapédia, c’est-à-dire St-Laurent, Lauzier et Tannerie. L’étude en cours porte sur l’impact d’une bande riveraine de qualité sur l’habitat aquatique.

D’autres ateliers auront lieu cette année. Pour manifester votre intérêt ou pour connaitre la date de la prochaine formation, vous pouvez communiquer avec Francis Côté  au 418 756-6115 poste 7013 ou consulter notre agenda sur notre site Internet. C’est avec votre aide que nous allons faire une différence dans la santé des cours d’eau de la vallée.

Formation gratuite sur l’identification des invertébrés aquatique le 13 janvier prochain

publié le 8 déc. 2011 09:51 par Francis Côté   [ mis à jour : 12 déc. 2011 08:22 ]

L’OBVMR vous invite à mieux connaître les insectes aquatiques (macroinvertébrés benthiques) qui vivent dans nos cours d'eau. Ils sont le garde-manger, entres autres, des ombles fontaines et des saumons et leur population reflète la qualité des cours d'eau. Cette année, les échantillonnages ont été faits dans les ruisseaux situés au sud du lac Matapédia, soit  St-Laurent, Lauzier et Tannerie.  Il n’est pas nécessaire d’avoir une formation académique, il suffit seulement d'avoir un intérêt de découvrir le merveilleux monde aquatique de nos cours d’eau.

Ces insectes aquatiques, de part leur sensibilité, sont d’excellents indicateurs de la qualité de l’eau. L’identification de ceux-ci vise également à permettre aux différents acteurs du territoire de posséder des données afin de mieux diagnostiquer les problématiques de leur milieu.

La formation aura lieu le vendredi 13 janvier 2012 prochain à compter de 8h30 jusqu'à 14h30. La formation sera donné au centre matapédien d'études collégiales à Amqui. Le repas sera fourni aux participants. Ensemble, il est possible de faire une différence dans  la santé des cours d’eau de la Vallée, voulez-vous y contribuer ? Confirmer votre présence par courriel ou par téléphone.

Consultation publique : rivière Ristigouche

publié le 8 déc. 2011 07:16 par Francis Côté

La préservation de la rivière Restigouche, du saumon de l’atlantique et de son habitat est primordiale à notre économie, nos activités récréatives, et à la protection de l’environnement pour les générations futures.

Afin de répondre aux besoins de tous les utilisateurs et d’assurer une solution durable pour l’environnement, la faune, l’économie et la population, une série de rencontres publiques sera tenue à travers la région pour consulter la population et les groupes d’intérêts à ces sujets.

Objectifs :

-       Consulter la population sur leur vision du futur pour leur rivière

-       Discuter des enjeux environnementaux, économiques et sociaux

-       Évaluer l’ouverture à l’établissement d’un cadre législatif ou d’une désignation interprovinciale de la section de la rivière Restigouche entre les rivières Patapédia et Matapédia.

 

Vos opinions, suggestions et solutions sont importantes pour l’avenir de votre rivière.

Une entreprise en action dans la Vallée

publié le 5 déc. 2011 09:43 par Communication OBVMR   [ mis à jour : 5 déc. 2011 09:45 ]

Le 12 novembre dernier, l’usine d’Uniboard Canada, situé à Sayabec ainsi que l’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche ont organisé une plantation d’un peu plus de 200 arbres et d’arbustes sur les rives du ruisseau Hazel.

 

L’usine de Uniboard Sayabec, comptant plus de 365 employés, est un moteur économique très important dans la région. Elle utilise des résidus d’usine de transformation du bois dans sa production de panneaux de particules. Plusieurs cours d’eau intermittents sillonnent les environs de l’usine, en plus  du ruisseau Hazel. Il apparaissait donc nécessaire de tenir une opération de plantation afin d’améliorer le rôle écologique des bandes riveraines. L’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche leur a donc proposé un plan de revégétalisation des fossés et des bandes riveraines du ruisseau Hazel. L’objectif de cette opération est de stabiliser les rives du site pour prévenir l’érosion et d’améliorer la qualité de l’eau de ce tributaire.

 

Ce sont les employés de l’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche, accompagné de Monsieur Jean-François Langlois d’Uniboard Canada et d’un bénévole, Monsieur Nicolas Bonin qui ont effectué la plantation. Au total, 106 cornouillers stolonifères, 40 frênes d’Amérique, 30 thuyas occidental et 30 mélèzes laricins ont été mis en terre.

 

Les démarches entreprises démontrent la bonne volonté et l’intérêt que porte l’usine Uniboard Sayabec pour la qualité de leur cours d’eau. En tant que moteur économique d’importance, il est rassurant pour la population de constater que ça leur tient à cœur.

Projet de forage exploratoire à Ristigouche-Sud-Est

publié le 24 nov. 2011 12:43 par Mireille Chalifour   [ mis à jour le·8 déc. 2011 09:53 par Francis Côté ]

Le projet d’un puits de forage exploratoire de l’entreprise de Montréal, Gastem, visant à localiser du pétrole à Ristigouche-Sud-Est provoque l’inquiétude chez plusieurs Gaspésiens. pour plus d'information voir http://www.graffici.ca/nouvelles/forage-ristigouche-sud-est-mefiance-chez-371/

Restauration éducative d’un milieu humide anciennement cultivé

publié le 13 oct. 2011 13:25 par Mireille Chalifour   [ mis à jour : 13 oct. 2011 13:25 ]

L’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche collabore actuellement avec Monsieur Jean-Marie Gonthier, un agriculteur en action, pour restaurer et mettre en valeur le milieu humide qui se situe sur ses terres agricoles. L’objectif de ce projet est de faire de ce lieu un site de démonstration permettant au public de mieux comprendre l’importance de la conservation  des milieux humides, leurs fonctions dans les réseaux hydriques et les aménagements pouvant être mis en place pour les revaloriser. Ce projet a été commandité par les entreprises Amqui BMR, Réno-Vallée et la main d'oeuvre des étudiants du cours de Protection et Exploitation de territoires fauniques (P.E.T.F.) du Centre de formation en foresterie de l’Est du Québec de Causapscal. L'ouverture du site est prévue pour l'été 2012.

 

Richard Labrie du lac du Portage nous a quitté

publié le 26 sept. 2011 07:02 par Mireille Chalifour   [ mis à jour : 19 oct. 2011 05:26 ]

Je viens d'apprendre une bien triste nouvelle. M. Richard Labrie du Lac du Portage est décédé le 20 septembre. Je salue cet homme qui s'est dédié d'une manière totale pour l'environnement, particulièrement la sauvegarde du lac du Portage. Il était un homme de coeur et de conviction sincère.

En 2005, M. Labrie m'avait contacté pour les soutenir dans les démarches de l'Association du lac du Portage. Déjà, il avait déjà plusieurs suivis environnementaux et observations de dégradation. Déjà. l'association du lac du Portage distribuait des arbres en faisant du porte-à-porte autour du lac. Nous avons élaboré un projet ensemble, le projet PAPPE, Plan d'Action pour la Protection du Plan d'Eau. Un logo avait été fait par une élève de l'école de Ste-Paule. Ce projet a été mené de front avec les gens grâce à Richard. Une affiche sur l'objectif de revitalisation visé demeure encore là au parc du lac, à côté de la cantine. Cet été là, nous avions fait une caractérisation participative des bandes riveraines du lac, un beau moment de participation citoyenne sur son ponton.

Depuis 2005, il allait aux deux semaines faire des suivis environnementaux durant la saison estivale.Il était un membre de la table de concertation des plus fidèles, il  faisait également parti de la petite communEAUté d'apprentissage sur les milieux aquatique. Il a organisé plusieurs ateliers avec nous pour la sensibilisation des bandes riveraines au lac du Portage. Cet été justement, nous faisions un retour des bandes riveraines modèles qui avaient été faites en 2005 avec lui. La rive qui avait été le plus renaturalisée était celle de Richard. Il y avait mis tous les arbustes disponibles de notre groupe d'achat. Grâce à lui le lac respire mieux. Il a contribué à la plantation de millier d'arbres et d'arbustes autour du lac.

Impliqué en tant que conseiller auprès de la municipalité de Ste-Paule, il a instigué  un comité consultatif sur la gestion du milieu aquatique du lac du Portage pour lequel l'OBVMR leur a décerné le Prix Terres & Rivières Durable 2009.

Cette année dans le concours de la plus belle bande riveraine, nous l'avions décerné le prix de la bande riveraine ayant eu le plus d'effort de revitalisation.
 
J'ai eu l'honneur de pouvoir travailler de concert avec cet homme inspirant, Je te remercie Richard pour toi et tout ce que tu nous laisses. Tu laisses un héritage au lac du Portage, ta conviction à le protéger et le maintenir en santé pour les générations futures.
Nos condoléances les plus sincères à toute la famille,

L'équipe de l'OBVMR

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