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Les conclusions préliminaires du réseau de surveillance des lacs de 2010

publié le 17 mai 2011 à 06:08 par OBV Matapédia-Restigouche   [ mis à jour : 17 mai 2011 à 06:12 ]

Lors de la saison estivale 2010, des bénévoles ont échantillonné dix lacs différents de notre territoire via le Réseau de surveillance volontaire des lacs du Ministère du Développement Durables, de l’Environnement et des Parcs. Ces prises de données permettent d’avoir un aperçu préliminaire de l’état de santé de nos plans d’eau. Les résultats seront disponibles bientôt sur leur site Internet, au http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/rsvl/index.asp.


Nous vous présentons ici un résumé des résultats de chacun des lacs. Rappelons qu’un lac oligotrophe est un lac qui contient peu d’éléments nutritifs, alors qu’un lac eutrophe en contient beaucoup; un lac mésotrophe se trouve entre ces deux catégories. Plus un lac est eutrophe, plus il devient important d’instaurer des mesures diminuant l’apport en sédiments et en éléments nutritifs à ce plan d’eau, de manière à pouvoir en profiter le plus longtemps possible.


Trois lacs présentent des caractéristiques d’un plan d’eau oligotrophe. D’abord, le lac Huit-Mille (Zec Casault) présente une moyenne des mesures de transparence qui est de 7 mètres. Il est  caractérisé par une eau très claire. Le lac des Huit-Milles (Nemtayé) est aussi catégorisé dans cette catégorie. Depuis 2006, l’état de santé de ce plan d’eau semble s’améliorer. L’ensemble des variables mesurées du lac à Pitre le situe aussi dans la classe oligotrophe. Ce lac présente peu ou pas de signes d’eutrophisation. Il en est de même pour le lac St-Pierre.


Ensuite, on retrouve quatre lacs présentant des caractéristiques d’un plan d’eau oligo-mésotrophe. Le lac Humqui a une moyenne de ces mesures de transparence, qui est de 5.5 mètres et est caractérise une eau claire. Le lac du Portage se classe dans la même catégorie et présente des caractéristiques similaires avec un niveau de transparence de 6 mètres. Avec la présence de certains signes d’eutrophisation, le lac Indien ainsi que le lac Matapédia se situent aussi dans une zone de transition oligo-mésotrophe.


En ce qui concerne le niveau trophique mésotrophe, il n’y a que le lac au Saumon qui se situe pour l’instant dans cette catégorie. La moyenne des mesures de transparence, qui est de 3.8 mètres, caractérise une eau légèrement trouble.


Le lac Angus a une profondeur d’eau à la station de 6.6 mètres qui limite la mesure du disque de Secchi, et non la transparence réelle de l’eau. Il est donc impossible de tirer une conclusion sur l’état trophique de ce lac. Néanmoins, une transparence moyenne de 6.6 m peut être indicatrice d’un lac peu enrichi en matières nutritives.


Il est important de comprendre que ces suivis doivent se faire sur plusieurs années afin de pouvoir tirer de réelles conclusions. La qualité de l’eau d’un lac varie normalement selon les conditions climatiques, aussi bien à l’intérieur d’une même saison que d’une année à l’autre. C’est pourquoi l’OBVMR souhaite continuer le suivi de ces plans d’eau pendant quelques années encore.



Finalement, l’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche tient à souligner l’implication des municipalités et des bénévoles ayant participé à ces analyses. Leur contribution est très précieuse pour la santé de leur plan d’eau, l’héritage naturel qu’ils lègueront aux prochaines générations.
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