Les caractéristiques du bassin versant de la rivière Matapédia

Topographie

 
Au niveau topographique, le bassin versant est représenté par deux grandes régions : d’abord, l’étroite vallée de la rivière Matapédia où l’altitude ne dépasse pas les 150 m puis les plateaux appalachiens adjacents avec des altitudes variant entre 180 et 220 m à près de 700 m. Il est très fréquent de retrouver sur des distances de moins d’un kilomètre des variations d’altitude de plus de 150 m.

Dû à la présence de chaînes de hautes collines et de vallées encaissées, le bassin versant subit un micro-climat qui le distingue des régions littorales avoisinantes. En effet, cette particularité topographique engendre des fluctuations thermiques prononcées autant quotidiennes qu’annuelles. La moyenne de température hivernale est de -17,6 C˚ et de 16,7 C˚ en juillet.

Caractéristiques naturelles

Le bassin hydrographique de la rivière Matapédia prend sa source au niveau du sous bassin versant du lac Matapédia. On y retrouve de nombreux tributaires et quelques lacs de tête aux superficies moins importantes tel que le lac du Portage, le lac Chaux et le lac Towago situés en amont du ruisseau de la Sableuse. Un autre lac, en amont de la rivière Sayabec, est le lac Saint-Noël. Toutefois, le lac de tête d'importance demeure le lac Matapédia. Il coule dans une orientation nord-ouest/sud-est et la rivière du même nom termine sa course au confluent de la rivière Ristigouche 65 km (en ligne droite) au sud.

Au total, le bassin versant de la rivière Matapédia est constitué de quatorze grands sous bassins versants.

Du point de vue géomorphologique, la rivière peut être divisée en trois tronçons. Le tronçon supérieur se trouve en amont du lac Matapédia dans les monts Chics-Chocs et s’étire sur une distance de 17 km de dépôts glaciaires composés de cailloux, de galets et de blocs et sur une pente supérieure à 7,4 m/km. Le tronçon suivant s’étend sur 35 km et se caractérise par une zone de dépôt de sédiments que décrivent les lacs Matapédia et au Saumon avec une pente de 0,3 m/km. Cette zone est probablement le site d’un ancien bassin glacio-lacustre dont les eaux se sont retirées progressivement après le départ de la langue glaciaire qui occupait la vallée. Pour sa part, le dernier tronçon s’écoule sur 65 km avec une pente moyenne de 2,2 m/km et est constitué essentiellement de dépôts fluvio-glaciaires de l’embouchure du lac au Saumon jusqu’à la confluence des rivières Matapédia et Ristigouche. Le dernier kilomètre est caractérisé par de nombreux chenaux.

Notons que les dépôts de cailloux, galets et rocs sont tous des résidus du passage des glaciers il y a environ 10 000 ans. Ce déplacement des glaciers vers l’océan lors de leurs fontes a eu comme effet d’éroder les monts de la vallée pour ainsi leur donner une forme arrondie.

Plus d'informations restent à venir afin d'inclure toute la partie québécoise du bassin versant de la rivière Restigouche. Puisqu'une image vaut mille mots, consultez notre Atlas Terres & Rivières Durables ou nos portraits socio-environnementaux dans la bibliothèque de l'OBVMR.