Berce sphondyle (commune) : L'importance d'agir et historique

Historique​

La Berce sphondyle est originaire d'Europe. Le foyer précis à l’origine de son invasion et la cause de son importation n’ont jamais pu être déterminés avec précision. Il est suspecté qu’un particulier, trouvant la plante esthétique, l’est introduite comme plante d'ornement après un voyage dans les années 50. Longtemps cantonnée à la municipalité d’Amqui, la Berce sphondyle n’a jamais suscité un intérêt particulier avant son expansion brutale autour de 2010.


La présence naturelle d’une autre Berce endémique, la Berce laineuse (Heracleum maximum), présente dans toute l’Amérique du Nord, a aussi freiné l’identification de la nouvelle plante invasive. De plus, une autre Berce exotique déjà bien identifiée au Québec, la Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum), a brouillé les pistes lorsque la sphondyle est devenus problématique en provoquant des brûlures aux habitants.

La Berce sphondyle est officiellement classée comme espèce exotique envahissante en 2015. Depuis, les acteurs du milieu luttent contre son expansion.

L'importance d'agir​

 

La Berce sphondyle envahit presque tous les types de milieux (forêts, rives, champs, pelouses, friches, urbains, parcs, etc.). On la retrouve donc dans des espaces publics: dans les parcs, le long des pistes cyclables, dans les cours privées, les accès à la rivière, les sentiers de VTT et autres. Elle se propage rapidement le long de la voirie.

Les caractéristiques spécifiques de sa sève, son omniprésence et son expansion rapide et soutenue peuvent avoir des impacts négatifs directs dans plusieurs domaines: la santé publique, l'économie et l'environnement. 

L’envahissement par la Berce sphondyle est similaire à celui de la Berce du Caucase ailleurs au Québec, mais avec des caractéristiques plus importantes (rapidité de l’envahissement, superficies colonisées, densité des peuplements, etc.). En agissant rapidement en amont du problème, des coûts faramineux pour la contrôler dans quelques années pourraient être évités. Dans des cas d’envahissement par la berce du Caucase vécus au Bas-Saint-Laurent ou dans Chaudières-Appalaches, les coûts reliés au traitement et à l’éradication de la plante représentent plus d’un million de dollars.

 

  • La valeur du projet régional de traitement de la Berce du Caucase sur 3 ans monté en 2018 par 9 organismes de bassins versants de Chaudière-Appalaches est de 1 548 750$. Ils ont demandé plus de 1,2 million au FARR.

  • Les coûts de lutte mécanique et chimique pour le ruisseau Fourchette étaient d’environ 25 000$ pour 18 km linéaires par année pendant quatre ans.

  • Le CISSS au Bas-Saint-Laurent donne environ 20 000$ par année pour la lutte contre l’envahissement par la Berce du Caucase.

Il est urgent d’agir pour éviter de se retrouver dans la même situation que vivent plusieurs régions du Québec avec la Berce du Caucase. En agissant dès maintenant, les conséquences pour la biodiversité, les impacts au niveau de la santé humaine et de l’économie (tourisme, agriculture, etc.) et les coûts de contrôle du peuplement pourraient être limités.

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