Berce sphondyle (commune) : L'importance d'agir et historique

Comment l'identifier?

Comment elle se développe?

Comment s'en débarrasser?

 

L'importance d'agir​

Pourquoi la combattre?

La Berce sphondyle envahit presque tous les types de milieux (forêts, rives, champs, pelouses, friches, urbains, parcs, etc.). On la retrouve donc dans des espaces publics: dans les parcs, le long des pistes cyclables, dans les cours privées, les accès à la rivière, les sentiers de VTT et autres. Elle se propage rapidement le long de la voirie.

Impacts sur la santé publique

Les caractéristiques spécifiques de sa sève, son omniprésence et son expansion rapide et soutenue peuvent avoir des impacts négatifs directs dans plusieurs domaines: la santé publique, l'économie et l'environnement.  Le contact avec la sève de la berce sphondyle, combiné à l'exposition à la lumière, peut causer des lésions semblables à des brûlures. Le secteur de La Matapédia est celui où l'on répertorie le plus de brûlures causées par la berce au Bas St-Laurent. De nombreux citoyens ont été brûlés suite au contact avec la sève lors d'acitivtés sportives ou quotidiennes comme l'entretien de terrains. À court et moyen terme, la présence de plus en plus importante de la berce pourrait nuire à ce type d'activités. L'OBVMR a effectué de nombreuses actions en 2017 afin d'outiller la population pour adapter leurs pratiques à la présence de la plante.

Impacts économiques:

La nature et le plein-air sont au coeur des activités récréotouristiques de la région: chasse, pêche, VTT, vélo de montagne, randonnée, etc. Ces activités, très importantes pour l’économie locale de par leur popularité auprès de la population locale que des visiteurs, se voient ainsi menacées par l’envahissement de la berce sphondyle. 

Quelques producteurs agricoles ont également signalé la présence de berce sphondyle dans et en bordure de leurs champs. Ces observations concernent pour l’instant les municipalités d’Amqui, Sayabec, Val-Brillant et Lac-au-Saumon. Les activités agricoles ont déjà été freinées ailleurs au Québec dû à l’envahissement des champs par la berce du Caucase. Une situation semblable est à appréhender sur notre territoire agricole si des mesures ne sont pas prises rapidement pour limiter l’expansion de la plante.

Impacts environnementaux:

L’envahissement par la berce sphondyle a également des conséquences sur le fonctionnement des écosystèmes. La plante colonise de grands territoires rapidement en remplaçant les espèces indigènes, ce qui a des effets néfastes dans son environnement direct: diminution de la biodiversité locale et de la résilience aux stress environnementaux, augmentation des risques d’érosion, etc. 

Les activités des compagnies de transport de terre et d’aménagement participent, malgré elles, directement à la propagation de cette plante envahissante et accélèrent son expansion partout sur le territoire. Il faudra établir en collaboration avec ces entreprises des bonnes pratiques en lien avec les espèces exotiques envahissantes afin de limiter l’aggravation de l’envahissement liée au transport de terre.

Le développement de la plante le long des cours d’eau est aussi problématique puisque le traitement chimique pour enrayer l’envahissement représente un risque de contamination.

 

Connaître la plante pour mieux la combattre:

Comme le cas de la Matapédia est le premier cas d’envahissement de berce sphondyle au monde, nous sommes la première communauté à lutter contre celle-ci. Nous avons donc tout à apprendre. En étudiant et en documentant les comportements de la plante dans le milieu, nous allons pouvoir réunir de nombreuses connaissances qui pourront servir toute communauté aux prises avec un envahissement de berce sphondyle dans le futur.

 

Coûts anticipés reliés à la problématique de l’envahissement par la berce sphondyle:

L’envahissement par la berce sphondyle est similaire à celui de la berce du Caucase ailleurs au Québec, mais avec des caractéristiques plus importantes (rapidité de l’envahissement, superficies colonisées, densité des peuplements, etc.). En agissant rapidement en amont du problème, des coûts faramineux pour la contrôler dans quelques années pourraient être évités. Dans des cas d’envahissement par la berce du Caucase vécus au Bas-Saint-Laurent ou dans Chaudières-Appalaches, les coûts reliés au traitement et à l’éradication de la plante représentent plus d’un million de dollars.

 

  • La valeur du projet régional de traitement de la berce du Caucase sur 3 ans monté en 2018 par 9 organismes de bassins versants de Chaudière-Appalaches est de 1 548 750$. Ils ont demandé plus de 1,2 million au FARR.

  • Les coûts de lutte mécanique et chimique pour le ruisseau Fourchette étaient d’environ 25 000$ pour 18 km linéaires par année pendant quatre ans.

  • Le CISSS au Bas-Saint-Laurent donne environ 20 000$ par année pour la lutte contre l’envahissement par la berce du Caucase.

 

Il est urgent d’agir pour éviter de se retrouver dans la même situation que vivent plusieurs régions du Québec avec la berce du Caucase. En agissant dès maintenant, les conséquences pour la biodiversité, les impacts au niveau de la santé humaine et de l’économie (tourisme, agriculture, etc.) et les coûts de contrôle du peuplement pourraient être limités.

 

Qu'est qu'on fait actuellement?

Nous travaillons avec les municipalités du bassin versant, le MAPAQ, le CRD, le CISSSBSL et la MRC de La Matapédia au contrôle de la berce sur le territoire, pour plus de détails consulter les bilans des travaux sur la berce ici-bas et la page documentation.

 

Bilans

Bilan des actions de l'été 2017

Bilan des actions de l'été 2018

Bilan des actions de l'été 2019

Objectifs spécifiques du projet de lutte contre la berce sphondyle par l’OBVMR:

 

  • Réaliser un portrait de la situation actuelle sur la berce sphondyle et son expansion dans la Matapédia;

  • Sensibiliser et mettre en action différents acteurs (citoyens, entreprises, municipalités, agriculteurs,etc.) pour limiter les impacts de la présence de la plante sur la santé publique et l’économie locale, et limiter les impacts des activités humaines sur l’expansion de la plante. 

  • Contrôler la berce dans des emplacements de forte concentration, majoritairement dans les lieux publics, et freiner son expansion en éradiquant les colonies qui se trouvent à la limite de sa distribution géographique.

  • Interpeler les élus locaux et régionaux et solliciter une pression politique afin de mobiliser les intervenants gouvernementaux concernés et avoir un engagement concret des différents ministères dans la concertation et le financement pour la recherche et la mise en oeuvre de solutions à la problématique.

L’envahissement par la Berce sphondyle est similaire à celui de la Berce du Caucase ailleurs au Québec, mais avec des caractéristiques plus importantes (rapidité de l’envahissement, superficies colonisées, densité des peuplements, etc.). En agissant rapidement en amont du problème, des coûts faramineux pour la contrôler dans quelques années pourraient être évités. Dans des cas d’envahissement par la berce du Caucase vécus au Bas-Saint-Laurent ou dans Chaudières-Appalaches, les coûts reliés au traitement et à l’éradication de la plante représentent plus d’un million de dollars.

Historique​

La Berce sphondyle est originaire d'Europe. Le foyer précis à l’origine de son invasion et la cause de son importation n’ont jamais pu être déterminés avec précision. Il est suspecté qu’un particulier, trouvant la plante esthétique, l’est introduite comme plante d'ornement après un voyage dans les années 50. Longtemps cantonnée à la municipalité d’Amqui, la Berce sphondyle n’a jamais suscité un intérêt particulier avant son expansion brutale autour de 2010.


La présence naturelle d’une autre Berce endémique, la Berce laineuse (Heracleum maximum), présente dans toute l’Amérique du Nord, a aussi freiné l’identification de la nouvelle plante invasive. De plus, une autre Berce exotique déjà bien identifiée au Québec, la Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum), a brouillé les pistes lorsque la sphondyle est devenus problématique en provoquant des brûlures aux habitants.

La Berce sphondyle est officiellement classée comme espèce exotique envahissante en 2015. Depuis, les acteurs du milieu luttent contre son expansion.

Merci à nos partenaires